Le certificat international TASK™ sur les connaissances en durabilité.
La priorité des écoles de commerce en 2026 ?

Alors que l’année 2026 commence, les écoles de commerce évoluent dans un environnement marqué par des transformations profondes : accélération technologique, urgence climatique, tensions géopolitiques, recomposition des attentes des étudiants et étudiantes ainsi que des employeurs et employeuses, et remise en question des modèles traditionnels de l’enseignement du management.
Afin de mieux comprendre ces évolutions, EFMD Global a récemment publié un article donnant la parole à 18 Deans d’écoles de commerce à travers le monde, leur demandant quelles seraient leurs priorités stratégiques pour les années à venir.
À travers leurs témoignages se dessinent des approches communes, révélatrices des grandes mutations de l’enseignement du management. Cet article propose une lecture synthétique et thématique de ces contributions, avec un éclairage particulier sur la durabilité, un enjeu structurant au cœur de la mission de Sulitest.
Des écoles de commerce en transition systémique
Un premier constat s’impose : les écoles de commerce ne peuvent plus fonctionner comme des entités isolées. Plusieurs doyens et doyennes soulignent la nécessité de dépasser les approches cloisonnées — disciplinaires, institutionnelles ou sectorielles — pour répondre à des défis devenus systémiques.
Bruno van Pottelsberghe (Corvinus University of Budapest, un établissement TASK Change Leader ) insiste sur l’importance de connecter les disciplines et de développer des compétences transversales permettant aux étudiants de naviguer dans la complexité. Anthony Brabazon (UCD College of Business) évoque quant à lui une approche “écologique” de l’école de commerce, pensée comme un acteur actif reliant entreprises, institutions publiques, territoires et société civile.
Cette vision est largement partagée : les écoles de commerce sont appelées à devenir des plateformes de collaboration et d’impact, réunissant de multiples parties prenantes autour d’enjeux contemporains urgents.
La durabilité comme fil conducteur stratégique
Parmi les priorités exprimées par les Deans interrogés et interrogées par EFMD, la durabilité apparaît comme un axe central, structurel et transversal.
Certaines institutions l’intègrent explicitement au cœur de leur stratégie. Federico Frattini (POLIMI Graduate School of Management) met en avant le plan PIE – Positive Impact Through Education, assorti d’objectifs chiffrés ambitieux en matière de formation, de sensibilisation et de mobilisation de ressources au service de la transition durable.
D’autres Deans soulignent la responsabilité des écoles dans la formation de décideurs capables de prendre des décisions éclairées dans un monde incertain. Joachim Lutz (Mannheim Business School) et Delphine Manceau (NEOMA Business School, établissement TASK Change Leader) rappellent notamment l’importance de compétences éthiques, critiques et humaines pour que les technologies — et en particulier l’intelligence artificielle — demeurent des leviers au service du progrès et non des fins en soi.
La durabilité n’est donc plus abordée comme un thème périphérique, mais comme un critère de qualité académique, un facteur d’attractivité pour les élèves et un fondement de la légitimité sociétale des écoles de commerce.
Former aux compétences de la transition
Un autre point de convergence fort concerne l’évolution des compétences que les écoles doivent développer.
Les contributions recueillies par EFMD mettent en avant :
- l’intégration de l’intelligence artificielle de manière responsable et éthique,
- le développement de compétences interdisciplinaires,
- la compréhension des enjeux climatiques, sociaux et géopolitiques,
- et le renforcement des compétences humaines : esprit critique, leadership responsable, coopération, résilience et adaptabilité.
Delphine Manceau souligne la complémentarité nécessaire entre technologies émergentes et sciences humaines, tandis que Sankar Sivarajah (Kingston Business School) insiste sur l’intégration des future skills et de l’IA pour répondre aux attentes du marché du travail et de la société.
De la déclaration d’intention à la démonstration de l’impact
Enfin, plusieurs doyens soulignent un changement majeur dans la manière d’appréhender la notion d’impact. Il ne suffit plus d’en parler : il devient indispensable de le mesurer, le démontrer et le rendre visible.
Bruno van Pottelsberghe, recteur de l’Université Corvinus de Budapest, souligne cette évolution :
« À mon avis, 2026 sera l’année où les écoles de commerce devront montrer leur capacité à s’adapter et à envisager l’avenir avec confiance. Le vrai progrès pour nos futurs leaders passe par la connexion des disciplines et l’émergence de nouvelles idées à leurs points de rencontre. La durabilité reste centrale : nous devons montrer l’exemple tout en préparant les étudiants aux défis complexes qui les attendent. »
Cette exigence de crédibilité est essentielle pour renforcer la confiance des parties prenantes — élèves, employeurs, employeuses, institutions publiques — et accompagner la transformation des modèles éducatifs.
Ce que ces trajectoires disent de l’avenir
À travers les témoignages recueillis par EFMD, une vision commune se dessine : les écoles de commerce de demain seront évaluées autant sur leur impact sociétal que sur leur excellence académique.
Durabilité, responsabilité, collaboration, innovation pédagogique et capacité à former des décideurs éclairés constituent désormais des marqueurs clés de leur trajectoire. Dans ce contexte, disposer de cadres et d’outils pédagogiques permettant de comprendre, évaluer et renforcer les compétences liées à la durabilité devient plus que jamais essentiel. Des initiatives comme TASK (Transformative Action for Sustainability in Knowledge) accompagnent les écoles dans cette transformation, en fournissant des outils validés et des bonnes pratiques pour intégrer l’impact sociétal et la durabilité dans l’enseignement, la recherche et l’engagement communautaire, tout en rendant leurs contributions concrètes et mesurables.
Mention de source et disclaimer éditorial
Cet article propose une analyse et une synthèse éditoriale à partir du contenu publié par EFMD Global : « 18 business school deans share their priorities for 2026 ». Les propos et priorités évoqués sont issus des contributions des doyens, doyennes interrogés et interrogées par EFMD. Leur reformulation et leur mise en perspective n’engagent que l’interprétation de Sulitest et visent à éclairer les grandes tendances de l’enseignement du management, en particulier sous l’angle de la durabilité.

